Plus de 2000 comptoirs démolis au lieu-dit marché Nkoulouloun dans l’arrondissement de Douala 2ème, les commerçants installés depuis plus de 30 ans, demandent des boutiques moins coûteuses pour ne plus revenir. Selon l’adjoint N° 2 au maire, l’opération de désengorgement n’est qu’à sa première étape.
Très tôt ce Jeudi matin, une opération de désengorgement de la voie publique, initiée par la mairie de Douala 2ème a eu lieu au marché Nkoulouloun, conduite par Zakari Housseni, 2ème adjoint au maire de la commune sus-cité. L’opération consistait à démolir tous les comptoirs fabriqués en matériaux provisoires, installés sur le trottoir et sur la chaussée, sis au Boulevard des Nations Unies. C’est plus 2000 comptoirs qui ont subi la fureur des engins de démolition de la mairie dirigée par Me Denise Fampou.

« Nous sommes en pleine lutte contre le désordre urbain, et notre sortie de ce jour est justifiée par le fait qu’il faut désengorger la voie publique, et donc libérer les trottoirs et les chaussées. » a déclaré au micro de Cameroon Press, le 2ème adjoint au maire de céans. « Pour ceux qui ont l’habitude de passer par ici au marché Cordon rouge, à Nkoulouloun, c’est un endroit impraticable pour les usagers, trop de comptoirs sur la route. Ce matin, très tôt, nous avons procédé à des casses pour libérer afin de faciliter la mobilité aux citoyens de circuler car, c’est une route et non un marché. » justifie-t-il. Pour le Zakari Housseni, coordonnateur des opérations sur le terrain, “La prochaine étape, c’est de libérer les caniveaux (qui sont remplis d’ordures. ndlr.) afin de faire ressortir l’éclat de l’arrondissement de Douala 2ème”. et « Les commerçants cassés seront organisés dans les normes de la loi ». Conclut-il
« Nous sommes conscients que nous sommes en route, mais on doit aller où ? » S’interroge un sauveteur au nom de William Djada, qui déclare avoir été trompé car, « il nous ont donné les papiers hier pour nous demander de nettoyer les dessous des comptoirs, mais à notre grande surprise, ce matin ils sont venus casser » , affirme-t’il. Pour Bertin, « Ils devaient quand même nous caser quelque part, maintenant on ne sait pas », tandis que d’autres sauveteurs clamait qu’ils vont installer à nouveau, car ce n’est pas la première fois que les choses se passent ainsi »
Mme Kamwa, vendeuse de chaussures pour enfants. “On m’a appelé et on m’a dit qu’on était en train de casser, moi en arrivant, on avait déjà cassé mon comptoir. Il sont arrivés que certains avaient déjà installé, ils ont cassé avec les marchandises, qui va payer les pots cassés. on devait au moins avertir. Ils sont venus hier à 19h, on était déjà rentré et le matin, on arrive qu’ils ont cassé. » a déclaré au micro de Cameroon Press, Mme Kamwa Adeline.


















