Au cours d’un point de presse à Douala ce Mardi 02 Septembre, l’Union des Populations du Cameroun (UPC), dirigé par Rose Ndjie She depuis 2023, a annoncé des poursuites judiciaires contre Abiba Essa Bonny, qui se revendique présidente de l’UPC suite au congrès de 2017. Le bureau issu du congrès de 2023 selon Me Biyouma Désiré, accuse Mme Abiba Issa, d’usurper une présidence dont le mandat a expiré en 2020 (3ans). Le même bureau, face à la presse, a déclaré qu’elle est également coupable de haute trahison envers le parti, pour avoir ignoré les décisions du Congrès, et d’avoir saboté la candidature du parti à la présidentielle du 12 Octobre prochain.

“Abiba Issa a privé l’UPC d’une candidature à l’élection présidentielle d’octobre prochain. Le Parti ne laissera pas passer ce fait sans suite. Le parti a entrepris de la poursuivre, pour nous avoir causé ce préjudice. Déjà, vendredi prochain, elle passe en engagement préventif devant le tribunal de 1ère instance de Douala. Et dans la foulée, nous la poursuivront pour usurpation de la qualité de présidente de l’Union des Populations du Cameroun. Je suis convaincu que compte tenu de sa condition sociale, cette responsabilité lui a donné une visibilité qu’elle n’avait pas. Et comme elle n’a pas la culture nécessaire pour se détacher à un moment donné, et même envisager qu’a tout moment, c’est des postes qu’on peut perdre, elle se bat de façon suffisamment regrettable en s’accrochant. Mais, la conséquence c’est qu’elle risque d’y perdre énormément, parce que le parti est déterminé à la poursuive et à obtenir d’elle, que le préjudice causé soit réparé », a déclaré Me Biyouma, au micro de Cameroon Press. D’après Mme Ndjie She, bien quel répondra de ses actes devant les tribunaux, Abiba Essa reste membre du Comité Générale, et le Pr Bahebeck reste membre du Directoire du parti.

Yamb Ntimba, Candidat recalé à la Présidentielle 2025, investi par l’UPC, lit son memorandum devant la presse à Douala. Mardi 02 Septembre 2025

Les Constats et les Attentes de l’UPC, lus par le Candidat recalé, Yamb Ntimba. 

Nous constatons que nombre de nos camarades ont perdu le sens des enjeux ou ne les ont jamais compris : se mettre en travers des décisions du Congrès équivaut à de la haute trahison.

Nous avons noté de graves interférences du système dans la famille upéciste avec des mercenaires politiques professionnels identifiés depuis 1992 comme tels. Le système ferait mieux d’y mettre fin au risque d’une réponse populaire que nous sommes les premiers à redouter.

Compte tenu de ces deux constats, j’interpelle le Président de la République à prendre ses responsabilités de Chef de l’Etat pour trois choses précises :

Demander sans délai que les manœuvres de provocation et de répression politiques que subit l’UPC depuis toujours cessent immédiatement ;

S’assurer sans délai que les actes de corruption et de déstabilisation venant de toutes parts du pays et d’ailleurs, le non-respect des décisions de justice dont certaines sont de la Cour Suprême et du Conseil Constitutionnel, ainsi que le déni de justice, par certaines juridictions et dans certaines circonstances par d’autres, dont l’UPC est victime depuis 1982 et particulièrement depuis 2018 cessent dès mon propos.

Le Président de la République, Chef de l’Etat du Cameroun, en 2025, ne peut plus se permettre de recevoir ou faire recevoir au Palais Présidentiel, au nom de l’UPC, des gens déboutés par la Cour Suprême et le Conseil Constitutionnel et sur lesquels pèsent une décision sans recours pour défaut de qualité, des personnes inconnus dans un parti politique qui les a exclus et qui perçoivent indûment l’argent public destiné à un parti politique depuis presque 10 ans par des manœuvres manifestement illégaux qui appelle une action judiciaire immédiate et forte. En effet, percevoir l’argent d’un parti politique dans les conditions décrites ci-dessus constitue un cas de détournement de deniers publics. Le Président de la République veut-il inscrire cela dans son héritage politique ? Je pense que non. Alors, qu’il fasse le nécessaire concernant ces personnes et concernant l’argent dû au Trésor public et à l’UPC.

Cette prise de responsabilité permettra à l’UPC de participer aux élections municipales et législatives de 2026 et à toutes les prochaines élections qui auront lieu dans notre pays ou alors, tout simplement, il n’y aura plus d’élections pour personne tout simplement.

Photo de famille UPC, au point de presse du Mardi 02 Septembre 2025, à Douala

Nous interpellons les responsables de tous les niveaux au MINAT où on appelle sous cape le Bureau dirigé par Mme NDJIE SHE Rose l’UPC véritable, de veiller à respecter les lois du pays et à respecter les décisions de justice dont certaines sont de la Cour Suprême et du Conseil Constitutionnel :

La loi de 1991 ne parle nulle part de tendances dans un parti politique ;

La loi de 1991 ne contient aucune phrase qui donne au MINAT le droit ou l’idée d’imaginer la possibilité de pouvoir nommer un responsable dans un parti politique ;

Le moulinex est pour tout le monde et toutes les institutions car la loi est pour tout le monde et toutes les institutions. Le moulinex du peuple est plus puissant, ne l’oublions jamais. Plus encore, si quelqu’un n’est pas d’accord avec la justice, il peut pleurer ou crier ou sangloter dans son bureau ou dans sa chambre, mais pas sur le site web du MINAT ni sur le papier entête du MINAT ni en instrumentalisant nos sous-préfets dont la formation nous coûte cher et qui ont des tâches plus gratifiantes que la répression néocolonialiste d’un parti politique auquel tout l’Etat doit son existence et les privilèges dont on y bénéficie. La Cour suprême, pour rappel, est la juridiction suprême du pays et ses décisions sont irrévocables et opposables à tous, y compris au MINAT et même au Président de la République.

Les décisions du Conseil Constitutionnel sont sans recours et participent à la structuration de l’Etat et des organisations publiques et privées du fait de leurs décisions. L’UPC s’y est toujours conformée malgré le fait que certaines soient surréalistes. Tout le monde doit s’y soumettre le cas échéant.

L’argent dû à l’UPC doit avant le début de la compagne de l’élection présidentielle de 2025 faire l’objet d’une régularisation et d’un paiement express afin que de tels détournements ne s’invitent pas dans les débats de la campagne électorale. Par ailleurs, que tous les coupables soient punis par le moulinex brandi tout le temps et soient appelés à ruminer dans une pièce qui leur correspond. Le moulinex de la loi est le même pour tous comme on le rappelle souvent.

Le Conseil Constitutionnel doit s’amender au plus vite pour être ce qu’il est vraiment : un juge de la constitutionnalité, autrement dit, de la façon dont se mettent en place, s’organisent, fonctionnent et respectent les lois toutes les organisations du corps social camerounais. Prétexter que le Conseil se serait donné lui-même de prétendues limites dans l’exercice de ses missions via son règlement intérieur qui se met au-dessus de la constitution elle-même est un refus de mener ses missions, un refus d’être le Conseil Constitutionnel.

C’est un précédent juridique et judiciaire qui fera beaucoup de mal à notre pays dans les années à venir, à moins que l’UPC n’arrive au pouvoir et ne crée un Etat endogène.

Ensuite, que le Conseil rende des décisions à tête chercheuse et fasse une justice des puissants est un sérieux problème pour la justice en tant qu’institution et pour la jurisprudence générale au Cameroun. A partir du moment où deux cas similaires lui sont présentés et que le Conseil Constitutionnel choisit de rendre justice dans un cas mais décide de faire du pilatisme dans un autre, quelle définition pouvons – nous désormais donner à la justice ?

Le dossier du candidat Biya Paul du RDPC a été validé parce que c’est celui qui avait une lettre de présentation et d’investiture signé par les responsables légitimes et légaux du parti. Le dossier du candidat Yamb Ntimba a été rejeté alors que c’est celui qui avait une lettre de présentation et d’investiture signé par les responsables légitimes et légaux du parti. Je ne sais pas encore comment expliquer cette décision glauque à mes enfants, moins encore aux militants de mon parti et bien moins à nos partenaires étrangers. Comment notre Conseil Constitutionnel, formé de personnalités dont je suis sûr que personne ici comme moi ne doute ni d’exceptionnelles qualités intellectuelles ni du parcours professionnel remarquable, a pu en arriver là ?

Comment expliquerons-nous à nos descendants cette faute constitutionnelle et historique dont l’évidence soulève bien des questions sur lesquelles je ne perdrai pas de temps à m’étendre car nous aurons tous compris qu’un système mis en place en 1958 refuse avec hargne et brutalité toute victoire électorale à l’UPC.

J’en profite pour dire que le moment venu, quand l’UPC sera au pouvoir, par moi ou un autre camarade, il faudra changer ce Conseil par une vraie Cour constitutionnelle qui saura, pourra et veillera à juger de la constitutionnalité de tout.

Autre chose : si le Conseil constitutionnel refuse de prendre position sur le fonctionnement des partis politiques, par quelle magie parvient-il à établir le défaut de qualité d’un militant ? Comment fait-on pour déclarer le défaut de qualité si ce n’est en regardant les mécanismes de fonctionnement à l’intérieur des partis politiques qui donne la qualité à certains et pas à d’autres ?

Le Conseil constitutionnel est – il alors une institution d’arbitraire absolu qui imagine les qualités des uns et des autres ou qui décide arbitrairement d’attribuer la qualité qui permette de parler au nom d’un parti politique aux uns et pas aux autres ?

Seuls les textes d’un parti politique et les moments constitutionnels que sont les Congrès en particulier permettent d’en décider. Comment peut-on alors s’appuyer ou s’aligner sur les résolutions / décisions d’un Congrès pour déterminer la qualité à parler ou non au nom d’un parti politique, mais ne pas faire de même pour établir qui peut investir ou non un candidat dans un parti politique ?

Cela est-il valable à NkolNyada mais pas du tout à NkolMesseng ? Vérité en deçà de NkolNyada, erreur au-delà ? Vérité au RDPC, erreur dans l’UPC ?

Dire qu’il n’y a pas de pluralités de candidatures dans le dossier RDPC pour la simple raison que seul le candidat Biya Paul avait une lettre de présentation et d’investiture signé des responsables légitimes et légaux du parti devient faux dans le dossier de l’UPC où seul le candidat Yamb Ntimba avait une lettre de présentation et d’investiture signé des responsables légitimes et légaux du parti ?

Il faut d’ailleurs noter que le Conseil constitutionnel a débouté le Secrétaire Général nommé par le MINAT, le Secrétaire Général élu en 2017 sous le prétexte qu’il avait convoqué régulièrement un Congrès en 2023 qui a élu un nouveau Bureau du Comité Directeur avec un nouveau Secrétaire Général et qu’en conséquence, la Présidente de ce Bureau de 2017 a également perdu sa qualité de Présidente. Par ces faits et ces motifs, actuellement, le Bureau légitime de l’UPC est celui élu par les militants réunis en Congrès en octobre 2023.

Comment le Conseil constitutionnel a-t-il pu faire ce parcours sans parvenir à la conclusion évidente que le candidat régulièrement investi par l’UPC et dont la candidature était légale et légitime est Yamb Ntimba qui avait une lettre de présentation et d’investiture signé des responsables légitimes et légaux du parti reconnus par le même Conseil Constitutionnel ?

Notons que les deux autres individus qui se sont présentés sous la bannière de l’UPC n’avaient pas cette pièce qui est la première du dossier de candidature.

De ce qui précède, je tire neuf conclusions, fortes, graves, auxquelles il faudra faire sérieusement attention pour l’avenir du Cameroun :

L’UPC fait encore très peur au système néocolonialiste et au régime néocolonial de Yaoundé et il devient urgent que ces deux territoires politiques cessent leurs manœuvres contre nos populations et notre parti ;

Le régime et le système néocolonialiste ont à la fois coalisé et envoyé des agents pour perturber la famille upéciste d’une part, et, d’autre part, pour bloquer la candidature de l’UPC à l’élection présidentielle de 2025 : nous aimons la paix et elle vient du respect de la marmite de chacun par tous ;

Nous saisirons le Président de la République et nous interpellerons le MINAT pour que cesse toute manœuvre illégale et politicienne qui compromet les activités de notre parti et, par conséquent, l’histoire de notre pays et les intérêts nationaux majeurs et légitimes des populations du Cameroun.

En fonction des réactions des autorités ci-dessus citées, nous saisirons ou non les juridictions nationales, les instances africaines et internationales compétentes à connaître des plaintes sur ces questions de respect des lois et règlements de notre pays en matière électorale, de droits de l’homme et des libertés fondamentales, de lutte contre la corruption et de promotion de la transparence politique et électorale.

Nous interpellons les populations du Cameroun dont l’UPC porte les trois combats fondamentaux depuis 1948, à savoir : 

La réunification de nos territoires qui prend aujourd’hui la forme de la fusion et de la réconciliation ;

L’indépendance de notre pays et sa souveraineté ;

Ces deux éléments précédents étant la fondation sur laquelle se forgera l’élévation continue de nos standards de vie.

Nous interpellons les populations du Cameroun, dis-je, afin qu’elles reprennent le contrôle de leur pays et refusent ces manipulations abjectes menées contre l’UPC depuis 1948, qui sont en fait des manipulations néocolonialistes contre chaque camerounais et chaque génération de nos populations, contre notre développement et notre bonheur national.

Nous rappelons la discipline et l’ordre dans notre propre parti politique. Nous mettrons un cadre pour les faire respecter. Un parti anticolonialiste et progressiste exige une grande discipline et une fidélité de même niveau que l’armée et l’UPC a eu une armée dans le passé. Nous savons donc ce qu’il faut pour être un militant ou un sympathisant de l’UPC : beaucoup de fermeté contre toutes les tentations de corruption et d’égarement de toutes natures, et l’alignement déterminé derrière les dirigeants.

L’UPC n’est pas un parti de récompenses pour destruction des attentes du peuple par des personnalités faibles ou sans connexion idéologique avec les leaders historiques, et moins encore de gains personnels venus de la corruption ou de compromissions méprisables ; c’est un parti de quête de la communauté de richesse et de bien-être pour nous tous. Nous devons continuer à travailler et agir dans ce sens.

Nous irons jusqu’au bout et nous dirigerons le Cameroun selon les idéaux formulés par UM NYOBE en 1952 à l’ONU. Nous appelons les populations et l’UPC à se préparer à prendre le contrôle des mairies et de l’Assemblée Nationale en 2026. Le pouvoir peut venir du bas pour conquérir le haut.

Je ne donnerai pas encore de consignes de vote, le parti en décidera car chez nous, par discipline et par ordre, le candidat porte le programme politique du parti et c’est le parti qui, sur la base de son idéologie révolutionnaire, nationaliste et souverainiste, avisera si jamais parmi les 12 candidats en lice, au moins un seul va dans le sens de nos objectifs historiques et humanistes.

 

 

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