Au constat effectué par notre reporter, 99% des commerces sont ouverts. Des comptoirs installés en bordure de la route jusqu’aux boutiques dans les couloirs du marché, presque tout est ouvert, mais avec une affluence moyenne. La fréquence du trafic habituel est légèrement à la baisse, un déficit de la clientèle depuis la réouverture du marché ce Lundi, malgré les annonces insurrectionnelles.

Au micro de Cameroon Press, la présidente du Syndicat des Opérateurs Commerçants et Activités Connexes du Cameroun ( Synocacc), en la personne de Lodjo Martine, a fait savoir que le marché Mboppi n’a subi aucun dommage lié aux manifestations Post Électorales, en dépit de l’absence de la clientèle habituelle à la réouverture de ce marché fermé durant les troubles. “Aucun client ne vient, on les a intoxiquées dans les quartiers, et sur internet”, a-t-elle déclaré.

Mme Lodjio, militante RDPC qui a rappelé qu’il n’y a pas deux capitaine dans un bateau, a fait savoir que depuis l’annonce des villes mortes, elle n’a cessé de demander aux commerçants de sortir des domiciles et d’aller ouvrir les commerces. “En tant que présidente du Synocacc, j’ai dit aux commerçants que la peur qu’ils ont favorise plus trop les bandits. Quand tu es à la boutique, le bandit ne peut pas casser. Mais quand tu es à la maison tu dors, il peut casser sans que tu ne sois au courant. Je profite pour dire à ceux qui sont encore à la maison de bien dormir car ils vont payer les impôts bientôt”, a-t-elle déclaré à Cameroon Press, en réitérant son appel fructueux à sortir de la maison.

La hausse des prix, un acte isolé des détaillants

Alors que des citoyens se plaignent de la hausse de certaines denrées alimentaires dans les quartiers et les marchés, une hausse dénoncée par le ministre des commerces, La présidente rappelle que les commerçants du Marché Mboppi n’ont pas revu à la hausse les prix des marchandises. Elle a précisé que les augmentations observées dans les quartiers sont du fait des détaillants et non des grossistes, le marché Mboppi étant un marché de gros. “Ici au marché Mboppi, nous n’avons pas augmenté les prix, au contraire nous on cherche les clients” a-t-elle précisé.

Elle a également ajouté que la marché Mboppi n’a pas connu des dommages matériels liés au manifestations grâce à sa vigilance et sa présence constante audit marché. “Le marché Mboppi n’a pas connu les casses, parce que j’étais là tous les jours. Je sortais de chez moi à 6h du matin, et je rentrais après 18h, accompagnée par des militaires et des vigiles qui veillaient à tour de rôle jusqu’à la fin des manifestations”.

Carlos et Philomène, commerçants au marché Mboppi à Douala.

Quelques commerçants du marché s’expriment 

Philomène Magne, vendeuse de perruques au marché a expliqué qu’avant de reprendre la route du marché, rester à la maison était très périlleux parce qu’il faut trouver de quoi nourrir les enfants. Elle déclare que c’est la peur des pillards et des balles perdues qui pousse certains à rester à la maison. Mais elle, elle brave les villes mortes parce qu’elle n’a pas le choix. “Mais depuis quelques jours, la peur disparaît à l’observation des forces de sécurité”, a-t-elle soutenu.

“Le marché Mboppi est ouvert, nous on est au marché, on est en train de vendre quoi qu’il arrive. Rester à la maison n’est pas facile, nous avons tant supporté à la maison”, a déclaré Carlos, commerçant au marché Mboppi, qui a également fait savoir que les deux jours de manifestations étaient très difficiles avec les enfants à nourrir. Ce vendeur de bijoux a lancé un appel aux peu de personnes encore à la maison, leur motivant de venir ouvrir car, la peur n’a plus lieu d’être.

 

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