“Notre taux de réussite est généralement de l’ordre de 98 à 99%. L’apprenant qui arrive au CFPE D a doit à une formation de qualité qui selon les normes et standards internationaux en vigueur soit un ratio de 80% de pratique et 20% de théorie” a déclaré le Directeur du CFPE de Douala, à Cameroon Press, tout en précisant qu’une fois qu’on intègre le centre, après 3 semaines de formation l’apprenant peut déjà exécuter quelques tâches.

Le Centre de Formation Professionnelle d’Excellence de Douala est habilité à former des techniciens spécialisés dans 14 spécialités différentes, à travers des formations purement pratiques, basées sur l’approche par compétence (20% de théorie et 80% de pratique). D’après le directeur, le CFPE a enregistré 491 apprenants au niveau 2 et 430 apprenants au niveau 1, pour l’année de formation 2024-2025. 100% des apprenants du niveau 1 ont été admis au niveau supérieur, et 99% des apprenants du niveau 2 ont été admis pour les soutenances, les recalés effectueront un rattrapage dans les jours qui viennent.

“Tous les candidats ont soutenu durant ces trois jours, sous les regards de leurs proches du 17 au 19 juillet derniers. Après, ils passeront à la phase de l’épreuve de mise en situation professionnelle ainsi que l’épreuve professionnelle de synthèse pour le compte de l’examen national de Diplôme de Technicien Spécialisé (DTS)”, a expliqué AMADOU Bobbo à Cameroon Press. “Sur les 491 apprenants de 2ème année, 99% ont vu leurs travaux acceptés, et ce sont des travaux de haut niveau”, a-t-il ajouté.

Parmi les travaux réalisés pour les différentes soutenances, un apprenant de la filière Électronique Industrielle a travaillé sur une couveuse néonatale avec des capteurs de température. Le Directeur pense que si on développe ce projet conçu par les apprenants du Centre sous sa direction, ça pourra apporter un changement dans les hôpitaux. “Et si ces projets sont suivis, dans les années à venir, je pense que le Cameroun pourra arrêter l’importation de certains matériels venant de l’extérieur. Le Cameroun pourra lui-même exporter du matériel sanitaire et réduire par là même, sa dépendance extérieure.

Une Apprenante en Hôtellerie et restauration soutient son DTS devant un jury le Samedi 19 Juillet 2025

Les jurés exigent entre 16 et 17 de moyenne pour valider

En plus de l’exigence lors des acceptations de candidature, le Centre de Formation Professionnelle d’Excellence de Douala, exige une note égale ou supérieure à 16 de moyenne. Les jurés sont assez stricts sur la question. “il faut avoir 16 ou 17 pour valider. Nous avons placé la barre très haute parce que c’est une formation de qualité, nous avons une approche dichotomique, soit le tout, ne soit rien. Le technicien qui a travaillé sur un système de freinage d’un bus de 70 places par exemple, ne devrait laisser aucune erreur. Un apprenant qui a travaillé sur une couveuse à l’hôpital ne devrait pas faire l’à peu près, sinon il y aurait des morts. C’est pour ça que nous sommes très exigeant dans la formation professionnelle, il faut que l’apprenant soit parfait”, a expliqué le Directeur Amadou Bobbo, à Cameroon Press.

En plus des filières purement féminines, l’on note aussi la présence des femmes dans des filières habituellement occupées par des hommes, et le CFPE est en partenariat avec des organisations pour encourager les femmes dans des filières industrielles. (Mécatronique, Électrotechnique industrielle, le Métier Bois, Froid et clim, etc.)

Le CFPE, en Avant-garde pour la promotion de l’Entrepreneuriat 

Le centre a également un incubateur, et le taux d’apprenant qui opte pour l’Entrepreneuriat est de 30%. Le Directeur a expliqué que le Centre travaille en ce moment pour que ce taux puisse augmenter. “l’auto emploi devient de plus en plus sollicité, nous cherchons à booster les capacités des jeunes afin qu’ils deviennent plus tard des entrepreneurs. Et pour ce faire, il y a tout un ensemble de modules sur, l’entrepreneuriat ainsi que la gestion des petites et les moyennes entreprises. Il ne suffit pas seulement de créer une entreprise, il faut pouvoir la gérer”.

Le Bâtiment du Département Électonique du CFPE de Douala

L’épreuve de mise en situation professionnelle, administrée par les professionnels en entreprise 

Bien qu’il soit possible d’être recalé, le risque que les souteneurs échouent à l’examen national est très réduit. “Les cas de redoublement sont très faibles, c’est-à-dire de l’ordre de 1%, parce que l’épreuve de mise en situation professionnelle, administrée par les professionnels en entreprise, occupe pratiquement 50% de la notation. Par exemple, sur la mécanique de fabrication, ce n’est pas le formateur du centre qui évalue le candidat, c’est un professionnel venu de l’entreprise qui analyse le travail de l’apprenant, et dit par la suite si le candidat est apte à travailler en entreprise ou pas”.

“Notre taux de réussite est généralement de l’ordre de 99%. Mais l’alternative réservée aux très petits pourcentages d’échecs c’est le rattrapage. Ou, si le candidat veut se lancer dans la vie active, le Centre lui remet une attestation de fin de formation, qui lui permet d’aller se perfectionner sur le marché de l’emploi. Cela dit, après deux ans passés au CFPE, les apprenants deviennent automatiquement des professionnels, étant donné qu’il y a 6 mois de stage professionnel durant sa formation.

Toukoum Victoire Divine, apprenante finissante au CFPE, promotion 2023 – 2025. Elle a réalisé un tenu angélique pour la soutenance de son DTS

Les apprenants intègrent le CFPE de Douala, soit par une bourse, soit par concours ou par admission sur titre. 

La première possibilité d’admission au CFPE-D est la bourse, le candidat postule, auprès des organismes qui octroient la bourse comme le MINEFOP, le MINEJEC etc. Après sélection, les organismes étatiques ainsi que non étatiques payent la bourse pour le postulant retenu, à ce niveau le candidat paye zero francs pour sa formation.

La deuxième possibilité est l’admission par concours. Ici les candidats qui sont admis vont payer la somme de cinquante mille francs (50 000) de frais de formation et que l’Etat le reste est supporté par le budget du MINEFOP. Cette facilité est réservée uniquement aux titulaires du baccalauréat et souhaitant suivrent une formation initiale de 24 mois.

La troisième possibilité est l’admission par titre pour toute personne qui veut apprendre un métier en formation continue, par alternance ou par apprentissage. Ici le coût de la formation est variable en fonction du niveau de l’apprenant, de modalité de formation ainsi que de sa durée ; le candidat supporte lui-même les frais de formation.

Le directeur explique également que tout le monde peut accéder au CFPE, à condition de savoir lire et écrire, puisqu’il existe plusieurs types de techniciens formés dans le centre : “Nous avons le niveau de Technicien Spécialisé, le niveau des employés Qualités, le niveau des Ouvriers. Le candidat est formé en fonction de son niveau. Il y a également différents modes de formation : la formation peut être initiale, continue, par alternance ou par apprentissage. Toutes les modalités sont réunies pour qu’un jeune puisse accéder véritablement à l’emploi”.

Des innovations pour l’année 2025-2026

Le CFPE entend innover au cours de l’année de formation professionnelle 2025-2026, dans les métiers techniques et du tertiaire notamment dans les énergies renouvelables et les métiers du numérique. Des nouveaux laboratoires seront introduits dans les Ateliers multimédias, électronique industrielle afin de mieux développer ce secteur. Parce que le Cameroun en a besoin des compétences en économie numérique pour son émergence à l’horizon 2035. Parce qu’aujourd’hui, on parle de l’intelligence artificielle, on parle de la digitalisation, mais nous n’avons pas encore de ressources humaines aptes à le faire. Et donc, notre objectif c’est de mettre ces filières de formation à jour, afin que les jeunes puissent participer efficacement à la croissance économique du Pays.

Les CFPE : Une œuvre du Président de la République 

Cette institution est l’œuvre du Président de la République, SE Paul Biya, qu’il a dédié à la jeunesse, pour qu’elle ait des compétences afin de se faire valoriser sur le marché de l’emploi. Le chef de l’État, dans sa quête pour un nouveau mandat, a promis de faire de la Jeunesse et les Femmes, sa préoccupation première, leur condition de vie. Le CFPE qui est un bras séculier de l’État, dans la formation et le développement des compétences, est prêt pour accompagner le Chef de l’État dans ce chantier titanesque de lutte contre le chômage et le sous-emploi des jeunes.

 

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