À la lumière du thème central de la 41ème Journée Internationale des Droits de la femme, le Barreau du Cameroun section Littoral, rappelle l’état des Lieux et sensibilise au moyen d’une table ronde organisée à Douala. Le témoignage de Barrister Akwen Njue fait froid dans le dos.
À l’aune de la 41ème Journée Internationale des Droits de la Femme, le Barreau du Cameroun section Littoral, a organisé une série d’activités sur plusieurs jours à Douala, mêlant Sport, Santé et Activités juridiques. À Cameroon Press, Me Kontchou Gabriel a expliqué que l’Ordre National des Avocats au Barreau du Cameroun, a voulu marquer la célébration de la Journée Internationale de la Femme 2026, à travers tout le pays, avec plusieurs activités dont les participantes majoritaires sont des femmes. Lesdites activités pour le Littoral, ont débuté à Douala dimanche dernier par une marche sportive, suivie des consultations juridiques gratuites _lundi et mardi en matinée, des jeunes avocates se sont mises à la disposition des citoyens, afin de répondre à leurs préoccupations juridiques_, et des consultations médicales gratuites en partenariat avec des formations sanitaires.

Une table ronde qui rappelle des faits, et sensibilise
Le point d’orgue de cette série d’activités a été la table ronde organisée à l’université Catholique Saint Jérôme, sous le thème « Droit, Justice et Égalité pour toutes les femmes et les filles » , thème central la 41 Journée internationale des droits de la femme, qui a fait l’objet de réflexion entre les jeunes avocates et les plus anciens, sous la supervision du Bâtonnier Littoral, Me Kontchou Gabriel. “L’égalité de Droit s’acquiert soit en vertu de la loi, soit en vertu des batailles qu’on mène. Et, les femmes ne doivent pas seulement revendiquer leur Droit, elles doivent le mériter par un travail et le respect des procédures adéquates. Les femmes doivent par exemple, apprendre à s’inscrire sur les listes électorales, et aller voter. Elles doivent chercher à être candidates lors des élections (sans attendre l’ordre du mari. ndlr.)”, a-t-il fait la remarque.
Le patron des avocats du Littoral a précisé que ladite table ronde, est une action de sensibilisation de la société tout entière, au moyens des partages d’expérience et d’appel à l’action en faveur des droits de la femme. “Il était question de corriger les inégalités de traitement entre l’homme et la femme”. Dans son mot de circonstance a l’ouverture de la table ronde, Me Kontchou a raconté l’histoire d’un patron qui voulait renvoyer un jeune avocat enceinte. Selon lui, être enceinte pour une femme n’est pas une fatalité qui peux pousser au renvoi. Et donc, Droit, Justice et action participe de cette quête de l’égalité de Droit.

Barrister Akwen Njue, avocate au Barreau du Cameroun, et Conseil à la Cour africaine des Droit de L’homme et des Peuples
Sous le thème “Situation des femmes en zone de conflit”, Barrister Akwen Njue fait son témoignage glaçant
Bar Akwen Njue, l’une des panélistes à cette table ronde, invitée pour intervenir sur le thème “La situation des Femmes en zones de conflit”, se présentant comme une victime à l’aune du thème évoqué, a fait savoir que dans les zones anglophones ou elle a été en exercice au début de la crise dite du NOSO, le civil n’était pas assez protégé.
“Nous étions obligées d’aller nous cacher en brousse lors des échanges de tirs entre l’armée et les Amba Boys. Lorsque la situation se calmait, au moment de rentrer, les routes étaient bloquées. Nous étions pratiquement déconnectés de la ville, même pour les ravitaillements. Un jour dans mon cabinet en ville, je suis restée bloquée à l’intérieur, parce que l’armée avait circonscrit la zone, à la suite d’une tête que l’on avait tranchée et déposée en plein milieu de la route. J’étais obligé de dormir dans mon cabinet”.
Me Akwen Njue a déclaré à Cameroon Press, qu’elle avait été arrêtée et conduite dans un camp des Amba Boys ou elle a passé 5h de temps qui lui ont parus comme 5 mois. Elle y avait vu des choses qui lui ont rappelé le film Hotel Rwanda. Barrister Akwen Njue a dû fuir Bamenda dans le Nord-ouest, avec seulement son sac à main, parce que la bande armée lui avait confié une mission impossible, celle de défendre un bailleur, accusé de soutenir la milice.
“Ils m’ont dit, comme tu es avocate dans cette communauté, vas faire tout ce que tu peux pour faire sortir notre bailleur, parce qu’il est malade. _ c’est quel genre de mission ça ?_ c’est elle exclamée à Cameroon Press. “Donc les Ambas étaient derrière moi, j’ai pris mon sac et j’ai fui. J’ai pris la moto pour Sata, ensuite pour Matazem; Matazem-Mbouda; Mbouda – Carrefour Bamougoum; Carrefour Bamougoum-Dschang et enfin Dschang – Douala, et c’est comme ça que je me suis installée à Douala, avec ma petite sœur. Ce sont les amis ici à Douala qui ont cotisé de l’argent pour m’acheter les habits, etc.”, a-t-elle confié à Cameroon Press.
Dans cette situation, Bar. Akwen Njue accuse une situation de négligence de la protection civile. “Parce que lorsque deux camps armés s’affrontent, la première chose à faire, c’est assurer la protection les civils des lieux. D’après l’avocate au barreau du Cameroun, dans un contexte comme celui-ci, il faut protéger les femmes et les enfants, et ensuite les autres, ce qui n’était pas le cas.
















