Alors que le Cameroun enregistre environ 212 cas déclarés de féminicide en 4 ans, la société civile prend les choses en main dans un environnement presque indifférent. Npowa, une association camerounaise qui prend à peine son envol, a levé les équivoques au moyen d’une table ronde organisée à Douala ce Samedi 07 Mars 2026. “Nous œuvrons pour l’équité, et nous luttons contre les violences basées sur le genre”, a déclaré la présidente.
L’Association Npowa (Nurturing the Power of Women’s Aspiration / Nourrir le Pouvoir de l’Aspiration des Femmes), est une plateforme associative fondée par Claudelle Yougang (cadre d’entreprise et victime par le passé), dans le but de nourrir les aspirations des femmes victimes ou presque, des violences basée sur le genre. D’après la présidente, il ne s’agit pas de sortir d’une situation de violence, mais de se reconstruire, de grandir, de s’épanouir, ayant effacé l’ardoise.
“Nous voulons offrir une plateforme qui permettra aux dames en situation de détresse de s’exprimer. Nous offrons une épaule, une écoute, un soutien complet et des formations aux femmes. Celà dit, Npowa est un refuge, une voix et surtout le garant d’un avenir”, a-t-elle déclaré à Cameroon Press. “la cause de la femme est une cause universelle. Cette cause concerne tout être humain qui a à cœur la justice, l’équité, les droits, etc. Dans la société camerounaise, on rencontre pas mal de challenges au quotidien, et c’est la famille qui en souffre”, fort de ces motifs énoncés, Mme Yougang lance un appel au tout venant, pour une aventure commune.

41ème Journée Internationale de la femme, l’occasion pour se lancer
À l’occasion de la 41ème Journée Internationale des Droits de la Femme (avec pour thème : Droits, Justice et Égalité pour toutes les femmes et les filles), l’association Npowa a organisé a Douala ce Samedi 07 mars, une table ronde réunissant des hommes d’église, acteurs de la société civile et représentant du gouvernement, autour de la négligée question des violences basées sur le genre; le cas des Féminicides qui monte en puissance au Cameroun, était sur le tableau des présentations. “Nous avons pensé en tant que jeune association, qu’il était important de commencer par comprendre le fond du problème. Année après année, au Cameroun comme ailleurs, on vit des cas de féminicide, et c’est une finalité à un problème de société. Lequel problème nous emmène à circonvenir autour du tabou”.
D’après la présidente de Nurturing the Power of Women’s Aspiration, nous sommes dans une société patriarcale, avec beaucoup de sujets tabous : autant de femmes que les hommes sont victimes, et des enfants sont des victimes collatérales. La thématique de ladite table ronde portait sur Le rôle et les responsabilités de la société. “l’association à voulu à travers cette réunion, creuser et trouver les différentes responsabilités de la société”, a-t-elle fait savoir.
Invitée, la présidente de l’Association Contre les Violences Conjugales s’exprime

De manière globale, le phénomène de féminicide est croissant. D’après la présidente de l’Association Contre les Violences Conjugales, les causes des féminicides sont nombreuses : Il y a beaucoup de problèmes de couples associés à la construction de la famille. Les familles partent parfois sur des mauvaises base pour se former, et puis, après avoir évoluées sur cette mauvaise base, l’on se retrouve dans une relation ou le patriarcat vient prendre le dessus sur l’homme, et l’insolence quand l’un ou l’autre est mal éduquée, fait que ça dégénère. Il y a également un problème d’acceptation de l’autre, l’on accepte pas la différence de l’autre, etc. Mme Edimo Nkoa suggère qu’il faut éduquer, sensibiliser au maximum les populations, inculquer aux enfants dès le bas âge, même dans les écoles, tenir compte de cette éducation sociale.
Npowa se projette dans le long terme, et lance un appel
Npowa qui entend être un refuge pour les femmes victimes lorsqu’elles sont en détresse, se limite pour le moment, à des actions de sensibilisation. “Étant donné que c’est un problème de société, il faut que les individus comprennent que nous avons tous droit à la justice. Nous lançons un appel a toute les personnes Physiques ou Morale, de se joindre à nous afin que nous puissions mener des actions ensemble. Dans les semaines à venir, nous aurons d’autres rencontres sous d’autres formats, parce qu’il faut vraiment que les hommes comprennent”, a précisé Claudelle Yougang.
















