La projet incarne une ambition partagée, celle de bâtir un système de filets sociaux, capable de répondre aux besoins des populations les plus vulnérables, dans un contexte marqué par les chocs climatiques, économiques et sécuritaires, de plus en plus fréquents. Le projet contribue à renforcer les capacités des ménages avec une attention particulière sur les femmes et les déplacées internes au Cameroun.

Le projet Filet Sociaux qui s’est déployé entre 2013 à 2022 au Cameroun, a refait son nom en 2023 pour une plus grande marge de manœuvre en 2023, après 10 ans d’activité limitées. Désormais Filets Sociaux Adaptatifs et d’Inclusion Économique, ce projet financé par la Banque mondiale a eu de très bons résultats après 3 années d’activité dans le pays.

D’après son Coordonnateur national, Il a permis aux ménages d’améliorer leur conditions de vie. Le PFSAIE a également permis de développer l’économie locale de manière générale, selon une orientation donnée par le président de la république qui voudrait faire des jeunes, des leaders de l’économie camerounaise. Le projet a également bénéficié de l’appui technique du ministère de l’économie et de l’aménagement du territoire.

Un projet à deux volets 

_ Le volet filet sociaux : 

C’est la mission d’origine du projet, qui est de continuer à apporter des appuis aux ménages les plus défavorisés par des soutiens financiers pouvant combler l’indigence. Il est ici question de faire des dépôts mensuels (transferts monétaires de DDR et d’Urgence) selon un montant défini pour chaque ménages ciblé avec l’appui de l’institut national de la statistique, et Les travaux à Haute intensité de main d’œuvre.

Le Coordinateur du projet et des représentants de la Banque Mondiale visite sur le terrain, une potentielle bénéficiaire du programme économique. 

_ Le volet entrepreneuriat 

Les bénéficiaires sont les jeunes de 18 à 35 ans, subventionnés à travers 2 programmes : un programme pour les jeunes du secteur informel qui permet à au bénéficiaire d’obtenir un financement de 270 milles en deux tranches de 175 et 100 milles.

Ensuite, le programme pour des jeunes qui ont déjà entrepris une affaire formalisée ou pas. Le bénéficiaire lorsqu’il est sélectionné et formalisé, il peut avoir une moyenne de 5 millions, jusqu’à un maximum de 11 millions, pour développer son affaire et créer ainsi de l’emploi et de la richesse. « Nous avons déjà sélectionné 1000 bénéficiaires, et parmi ces 1000, on avait 554 non formalisées et nous les avons formalisé”, précise le Coordinateur Michelin Njoh.

Des résultats fort satisfaisants à mi-parcours 

“Aujourd’hui le projet est à mi parcours de sa mise en œuvre. Et à ce stade, il faut s’arrêter, faire le bilan et voir comment rectifier le tir au cas où”.

M. Njoh a annoncé avoir constaté lors d’une descente sur le terrain à Yaoundé et à Douala, que les jeunes bénéficiaires du programme économique utilisent les fonds à bon escient, selon les indications de leur plan d’affaires : l’habillement, la coiffure, la culture, l’élevage, l’agro-industrie. “Nous avons constaté que ces jeunes s’équipent de manière conforme, qu’ils ont recruté d’autres jeunes avec qui ils travaillent. Il sont actifs dans la production locale, en rapport avec la politique nationale de l’import-Substitution”, a expliqué à Cameroon Press, le coordonnateur.

Les Difficultés à mi parcours : Probleme de CNI et l’insécurité dans les régions anglophones 

Les responsables du projet veulent généraliser le paiement électronique, une opération qui nécessite une identification conforme du bénéficiaire. Mais d’après la responsable du projet a la la Banque mondiale en la personne de Emma Wadie Hobson, il y a beaucoup de ménages qui doivent être mais qui n’ont pas de CNI. A ce propos, Michelin Njoh a fait savoir a Cameroon Press que le projet cherche des voix et moyens pour soutenir les non identifiés dans ce sens.

“Nous avons également des difficultés dans les régions du Nord-Ouest et Sud-Ouest, parce que le projet doit travailler dans ces deux régions. Pour le moment nous travaillons à Buea, à Limbé, à Bamenda. Avec la banque mondiale, nous avons défini un plan de gestion de sécurité, que nous sommes en train de mettre en œuvre. Suivi Février, nous allons relancer les activités dans ces zones, en étant très prudent”, a annoncé le Coordonnateur du Projet Filets Sociaux Adaptatifs et d’Inclusion Économique, au Cameroun.

Paiement de la deuxième tranche des Transferts Monétaires d’Urgence Catastrophes (TMU-CAT) du PFS-AIE aux bénéficiaires de la commune de Pétté dans l’Extrême Nord ce 23 Août 2025.

Les chiffres du PFS-AIE depuis son lancement début 2023, qui motive sa pérennisation au Cameroun 

Emma Wadie Hobson : “La revue à mis parcours permettait de faire le point collectivement, et de manières transparente des activités accomplies, d’examiner les résultats à ce stade, d’identifier les difficultés rencontrées, surtout de dégager les orientations claires pour maximiser l’impact du projet, au cours des années récentes”.

Au bout de ans, le projet enregistre 90 000 ménages soutenus financièrement, 14 000 jeunes qui ont bénéficié du programme économique, et 1000 entreprises à fort potentiel de croissance et de création d’emploi ont été soutenues par le concours plan d’affaires. “Et donc, les résultats encourageants nous donnent une idée claire que le projet va atteindre ses objectifs d’ici 2028”, a rassuré la Banque mondiale à Cameroon Press.

Au cours de cet atelier d’évaluation a mis parcours qui réunissait à Douala le mardi 27 Janvier 2026 toutes les parties prenantes, Emma Wadie Hobson a fait savoir à la presse qu’après la clôture du projet en 2028, la Banque mondiale pense à pérenniser le projet Filet Sociaux dans une structure permanente du gouvernement. “C’est une question à laquelle nous trouverons la réponse durant cette évaluation a mi parcours”.

 

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